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lundi 12 novembre 2012

Scat bop blues (l'été 2012 est fini)



Scat bop blues 
(l'été est déjà fini)

Minvielle, Fonseca, Kerouac-Cassady, Charlie par coeur ou Coltrane. ça dévale, ça rappppppppppppe
Lulu babateau RHUMMMMMMMMMMMMMMMMMMMM

Minvielle joue de la vielle à rouge gorge il tapote sur ces percus avec une bouteille Polychlorure de vinyle une gimbarde il scat comme un millepattes un jongleur de mots chantant de gascon occitan excitant tant et pis j'entends le Nougaro au loin. 

Encre ancrée sur papier, 21 x 29,7 cm, Benk07 (collection disponible)



Foncez gars !
foncez carrrrrrrrrrrrrrrrr
ROBERTO
s'ramène
Chapeau bas et
verbe haut les mains
sur les touches
blanc
noir
blanc
noir
les syncopes
cubaines
gigotent 
belle aubaine
au vent

le théâtre de la Mère
Cette
même si j'ai failli faillir . 

Jack,
tu as branché son Jack-pote
Neal
dévaleur, cavaleur
l'apôtre de l'être
qui ne voulut avoir
plutôt VOIR
et VIVRE 

Charlie Parker
le Bird

John
Coltrane
prit son Dieu
et son saxophone s'enflamme
une mort indienne
que rien n'emporte
que Tout transforme
un monde nouveau est né
où déjà un langage
comme l'allume Archie
dans sa négritude engagée.


Moi
qui suis Vous
un peu beaucoup passio nez ment
come vous home mages
je garderai
à jamais
mon
Nuage !

Benko, Montpellier (France), 2012/10/01 22H11et une poignéedesecondes.        

vendredi 20 avril 2012

Chronique automatique

Chronique automatique


Je me Bashung. Allez, Jarrett, après de nombreux Miles, dévisse. T'inquiète, mon Jack pote c'est Kerouac, le bopper de la prose. Entre deux tirs d'héroïne de son frère Bill, enfoncé dans son Burrough marécageux, tu as investi mes dernières neurones intègres. Bien après le protéiforme orgiaque dublinois,  Joyce en Ulysse de l'avant-garde, et avant les Butor expérimentaux sans limites. Avant toi, je lisai des lettres d'écoliers sur les blue notes ou quelques envolées de bonne teneur (Marmande, Gerber, Reda). Mais, j'ai enfin (jamais trop tard) ressenti UNE ECRITURE JAZZ. Non plus des mots sur le jazz mais un flot, souffle DE jazz. Dans ton rouleau original "Sur la route", c'était comme si ta vie dépeinte avec ton alter ego (lièvre d'un marathon sprinté), Cassady, ressemblait  à un set ininterrompu d'instants sublimés dans un présent étiré car vécu dans la liberté extrême. Là où le fan transpire d'un plaisir mi-physique mi-mental, toi tu tapes à l'épaule du jazzman, vos yeux se battent, s'unissent. Comme un frère, tu parles son dialecte, tu EST le jazz. Tu bop, improvises sur la scène de la vie anti-américaine. Les kilomètres avalés par tes bolides, comme le torrent de notes soufflées par le Bird, sur le tapis abîmé des routes Est-Ouest-Nord-Sud. Tu traverses ton pays de long en large en travers comme une odyssée improvisée à la recherche de l'humanité entre hyper réalité et onirisme zen. 
Tu écrivais comme tu vivais. Comme aucun autre. J'espère avoir aussi ta flamme, Jack.