lundi 19 novembre 2012

ZAT is my chronique

ZAT'in et zébrez-vous

ZAT is my chronique

Mister Zat 5 vs Dame Arceaux = Réjouïsistances moments

En direct de Montpellier (France) - Dimanche 11 novembre 2012 (par  notre envoyé ZATial)

Réjouissances et résistances ! La 5ème édition de la Zone Artistique Temporaire (la ZAT), avait décidé d'être réjouissante et résistante. Le gentil squat artistique investissait,le quartier des Arceaux, durant un week-end automnal. Ce quartier montpelliérain borde l'aqueduc de 1768 jusqu'à la promenade du Peyrou, en hommage au roi-soleil, Louis XIV. Trève de didactisme plat, voici quelques instants volés à mon cerveau



indomptable. 

Gentilshommes à moustache sauvage, habit noir et yeux de viveurs, femmes librement maquillées ou familles actives avec enfants curieux. Les ohhhhhh remplacent les Hourraaaa classiques lorsque les joueurs (petits et grands) sont victorieux.  

ZAT battez-moi car j'avais projeté une visite espiègle et épicurienne dès le marché du samedi matin, ou de danser au grand balZAT du soir, ou encore de suivre l'échappée des retraités, c'est-à-dire la visite gargentuesque des 30 espaces artistiques et culturels du samedi 9 novembre 10 h au dimanche 11 novembre 2012 20h30.       

Mais non, toujours le même, pressé, fatigué, toujours occupé pour un énième week-end en mode salarié.   

Enfin, ZATtirez-moi une fin d'après-midi dominicale (16h00). Car il n'est jamais trop tard. Alors j'y coure accoure en traversant l'écusson à bottes de géant. Je chasse les nuages récalcitrants et soudain l'Arc de triomphe passé, les grilles de volutes dorées annoncent déjà l'arrivée du Beau : antiquaires en plein air et leurs toiles de bons maîtres et ce bleu ciel qui m'aspire vers l'irrémédiable perspective du Peyrou et son magique château d'eau suspendu. 


Château d'eau au Peyrou



Quelques marches à battre vers le contre bas et me voilà vers une aventure ad lib.

Place Max Rouquette 
Fini le parking standardisé des animaux pollueurs à quatre roues. Je suis béat, me retrouvant subitement dans une simili foire moyenâgeuse; je titube presque devant des frou frou frou de feux qui ponctuent les victoires des joueurs. Je suis entré dans un autre monde....

Place Max Rouquette
La Catapulte découvre sa p'tite légende
Qui va réussir le Fer de lance ?



Ma balade se poursuit le long de l'archiduc...Je rencontre ZATttaque zébrée sur mon tee-shirt et qui mé offre dou papier Kado. T'es ZAT, t'es HIT ! 

Excusez mon langage qui part en vrille mais ce dimanche est tellement perturbant, que je suis tombé dans un KomplexKapharnüm intérieur.   

Une maison mobile d'artiste
 


Je comprends encore moins la foultitude de tables-kermesse ennappées papier autour desquelles damoiselles et damoiseaux trinquent jôliment à la santé du bon moment partagé. Artificiel ? Non, bien réel le bonheur.

Puis c'est une Ecole élémentaire publique (Jeanne d'Arc) qui attire mon oeil égaré avec un emballage-papier-de-façade-sans-Christo : tentant (vous verrez plus tard).

Je rentre dans l'univers de Jules Ferry et ses affres laïques nourri d'une neutralité respectueuse presque Suisse (je délire !) et au fond de la cour, découvre un écran TV qui s'agite en boucle : un clip vidéo. C'est Dimoné, le petit Dieu d'un monde devenu religieusement athée (ou La Hic) bref    démocranimiste. La poésie du chanteur est facilement belle. Elle arrose nos âmes simples comme une humble lithanie. Je suis touché dans ma ZAT intime. 
 
Dans la même cour d'école, l'écran distille aussi un épisode de la résistance sudiste voire locale pendant la dernière grande guerre mondiale. Tout comme l'origine des Arceaux et de son fonctionnel aqueduc apportant une eau à 13 kms (St Clément-de-rivière).     

Je sors de l'Ecole et constate une oeuvre in situ; Car l'emballage immaculé n'a pas résisté à l'anarchie créative de la rue. M'enfin, dirait Gaston !     

Façade librement graffée (Ecole Elémentaire Jeanne d'Arc)


Plus loin, sous les Arceaux, c'est le lancer de carrés. J'en perds la boule bien plus que les faux sérieux joueurs anonymes rouges contre Anonymus noirs. C'est carrément une ZATmosphère délirante en hommage à la pétanqueu.           
Anonymus à boules carrés



Repu d'une station verticale prolongée sur mes membres inférieurs, et surtout le mental rassasié pour un Dimanche soir, je regagne mes pénates et quitte la ZAT five. Je remercie Montpellier pour cette belle et gaie  trashitude douce heureuse éphémère. Je pose une question à ma belle cité : quand ta ZAT aura fait le tour de tes quartiers, auras-tu l'ambition (digne d'une surdouée) pour une fête gargantuesque, centrale, incontournable ! Quant à moi, je vous promets que je ferai mieux pour la prochaine. ZAT is my objectif !   


Place Max Rouquette
 


              

lundi 12 novembre 2012

Scat bop blues (l'été 2012 est fini)



Scat bop blues 
(l'été est déjà fini)

Minvielle, Fonseca, Kerouac-Cassady, Charlie par coeur ou Coltrane. ça dévale, ça rappppppppppppe
Lulu babateau RHUMMMMMMMMMMMMMMMMMMMM

Minvielle joue de la vielle à rouge gorge il tapote sur ces percus avec une bouteille Polychlorure de vinyle une gimbarde il scat comme un millepattes un jongleur de mots chantant de gascon occitan excitant tant et pis j'entends le Nougaro au loin. 

Encre ancrée sur papier, 21 x 29,7 cm, Benk07 (collection disponible)



Foncez gars !
foncez carrrrrrrrrrrrrrrrr
ROBERTO
s'ramène
Chapeau bas et
verbe haut les mains
sur les touches
blanc
noir
blanc
noir
les syncopes
cubaines
gigotent 
belle aubaine
au vent

le théâtre de la Mère
Cette
même si j'ai failli faillir . 

Jack,
tu as branché son Jack-pote
Neal
dévaleur, cavaleur
l'apôtre de l'être
qui ne voulut avoir
plutôt VOIR
et VIVRE 

Charlie Parker
le Bird

John
Coltrane
prit son Dieu
et son saxophone s'enflamme
une mort indienne
que rien n'emporte
que Tout transforme
un monde nouveau est né
où déjà un langage
comme l'allume Archie
dans sa négritude engagée.


Moi
qui suis Vous
un peu beaucoup passio nez ment
come vous home mages
je garderai
à jamais
mon
Nuage !

Benko, Montpellier (France), 2012/10/01 22H11et une poignéedesecondes.        

lundi 1 octobre 2012

Petite histoire grotesque

désolé blogger impose une rotation 45° sens horaire (je sais pas si vous avez compris !)
Vingte et hun vingte n'oeuf Sète, ancre sur pas pied, Benk07.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petite histoire grotesque






Regarde petite chose comme la vie paraît burlesque parfois.
Un gros bonhomme endimanché et entiché d'une maigrelette aux jambes escarpées. Je les appellerais Trombone et Clarinette! Du Botéro, beau terreau pour âme sensible. Ils dansent sur une Comédie, ou plutôt déambulent pour remonter la Loge.  Ils se font regarder, si c'est pas reluquer; croisent un tombeur-de-bien-bas, gros minet gominé (le Saxophone), d'une sensualité cheese-quick-crac-crac.

François-Régis (Trombone) et Sylviane (Clarinette) poursuivent leur ascension, longe les Halles où Trombone s'empresse de recueillir un bouquet de germaines fleuries pour sa bonne Dame, déjà emportée par un petit pull sacrément bien chouette - qu'elle chine de l'oeil imperturbable de la femme qu'elle est. Et ils continuent. Il continuent. 

François-Régis emmène ce soir sa Sylviane chérie au Pub, là où, il y a déjà 6578 jours, il a osé timidement s'assoir à côté d'une jeune greluche au rouge trop exagéré et au sourire si bète. Ils avaient bu trois pintes en échangeant leurs histoires d'ici-bas, sans savoir qu'ils en écrivaient une, sans savoir qu'ils se regardaient de bien près. Le temps passa, les soirées au Pub se renouvelèrent autant que les costumes de Trombone et les rouges de Clarinette. Un jour enfin, ils se dirent "Tu" du bout des lèvres puis d'ailleurs, au grand dam de la mère de François-Régis. On les maria discrètement car lui était avocat, fils et petit-fils d'avocats, et, elle, était vendeuse de cacahuètes et fille adoptive de la Nation républicaine. Enfin puisqu'ils s'aimaient il fallait bien assumer cette future filiation dégénérescente. Car François-Régis avait les moyens de couvrir cette pauvre fille. Elle en était toute éclatée de joie cette Sylviane.

Quel tableau se préparait donc ? Quand un Trombone et une Clarinette se rencontrent, qu'est-ce-qu'ils produisent ? Moi j'vous l'dis, une petite trompinette. Pardi mon petit Chose, que la vie est emplie de gens aussi burlesques les uns que les autres; un véritable orchestre folklorique à la poésie grotesque...

Benoît Courcelles                

 (histoire écrite en pensant à l'arrivée de notre petite Chose, qui n'avait à cet instant que 32 jours de vie intra-utérine, et en écoutant le "Réactionnary tango" du Carla Bley Band, un soir d'octobre 1993)    



publié en janvier 1996 (journal interne d'entreprise).


 

jeudi 20 septembre 2012

Adèle Mine : bio express



Adèle Mine : Bio express



Premiers dessins sur les marges de ses cahiers d'écolière. 
 
Danse classique à 8 ans et découverte de l'intégralité de l'œuvre de la Comtesse de Ségur. 

Découverte d'une passion (jamais assouvie aujourd'hui) pour la brocante et le plaisir de chiner. Sa plus belle addiction. 
 
Premiers poèmes écrits à l'âge de 10 ans. 

A 15 ans : faux départ lorsqu'elle s'inscrit dans une Ecole de dessin à Paris et y renonce définitivement parce que la directrice juge ses dessins « un peu enfantins ». Elle le regrettera toujours. 
 
1998-2001 : quelques illustrations donnent le départ d'une série d'histoires et poèmes (plus d'une soixantaine) pour enfants. Suivent des interventions dans les écoles maternelles et primaires de ses enfants (Montpellier, France). Lauréate de trois concours littéraires en France (Montpellier, Provence et Meurthe-et-Moselle).
 

2010 : dépression et renaissance grâce à la rencontre du peintre Jeantimir. Réalise qu'elle peut se libérer dans les arts plastiques. Dessine, colle, peint dans son salon. 
 
2011 : encouragements des artistes Simona Abruzzini et Sarah Patroni ainsi que de son entourage. 
  • avril : ouverture de son blog sur http://www.artmajeur.com/adelemine/ (prés de 30 000 pages vues en janvier 2013) et premières ventes 
  • juin : 1ère exposition collective 
  • juillet : 1ère exposition personnelle 
  • septembre : Salon d'art contemporain ArtNim (invitée avec Jeantimir Kchaoudoff)
2012 :
  • juin : 3ème prix pour sa sculpture "Dame" au concours artistique des Senioriales d'Agde (34).
  • depuis le 3 septembre, en formation spécialité "Décor mural - Technique du trompe-l'oeil" à l'Académie des Arts d'Avignon (http://www.academie-arts-avignon.fr/, professeurs :  Frédéric GIVELET (peinture toutes techniques, dessin) et Philippe ZUBERBUHLER (sculpture/modelage, histoire de l'art). Durée 14 mois.

2013
  • projet d'ouverture de son Atelier-galerie à St-Jean-du-Bruel (12). 
  • Collaboration avec le peintre Jeantimir Kchaoudoff. 

 

Adèle Mine, ou l'infime gravité dans un océan irisé et facétieux

Etres, dessin collage sur papier (34 x 24 cm), 2010
Coll. privée. 

 

Adèle Mine


ou l'infime gravité dans un océan irisé et facétieux

C'est l'histoire d'une lente maturation; D'une passion des lettres depuis sa prime enfance au « sophisticated onirism » de 2011, Adèle Mine a laissé passer tant d'années. Elle ne veut plus renoncer, comme à 15 ans (parce que ses dessins étaient jugés « un peu enfantins »), ni ouvrir une parenthèse lorsqu'elle partage sa poésie avec les enfants. Et puis une rencontre salvatrice à ArtNim 2010 avec le peintre Jeantimir, aux côtés duquel elle expose sur le même Salon l'année suivante.



Vitale sa libération créatrice; Fulgurante sa production. Car depuis à peine deux ans, Adèle Mine dessine, colle, peint à foison, et se révèle être une artiste prometteuse et déjà complète.

A première vue la variété colorée de ses oeuvres est saisissante. Comme un mezzé sucré, vous pourrez stimuler vos yeux gourmands. Mais si la diversification est renversante (formats ou techniques), l'extrême constance de ses regards, au soupçon de gravité, vous touchera au plus haut point.

Enchevêtrements polymorphiques au trait gracieux ou espiègleries expressives aux tons saturés. Tout chez Adèle Mine est extraordinairement lumineux.

Benoît Courcelles (revu en septembre 2012 d'après l'annonce-presse d'ArtNim 2011).

Jeantimir Kchaoudoff : entre délicatesse et brut-dripping

Jeantimir
Entre délicatesse et Brut-dripping

Trois personnages. Un garde-champêtre infantilisé (ou l'enfant mut en républicain au tambour ?); Un être ovoïde aux pieds de baignoire, puis un bolide flanqué de passagers fox-trot (en réalité : les pompiers de St-Rémy-de-Provence!); le tout sur un fond bleu anti-IKB.


Vous venez d'entrer dans l'univers de Jeantimir, plasticien. Homme-enfant aux mille vies, entre blessures et émerveillement. Une vocation improbable et un succès inespéré pour ce doux colosse au langage burlesque.

Car Jeantimir s'exprime à travers une prose plastique universelle; Si ses encres et coloriages sont construites d'un trait raffiné extrêmement simplifié; Ses peintures sont déchirées et déchirantes, comme un « Brut-dripping » aux couleurs virulentes. Et l'ironie est désarmante voire pychoextatique pour ce messager émérite de la sublimation d'une enfance inéluctablement figée.


Visage, Huile sur toile (60 x 50 cm), non daté

Mais n'ayez crainte ! Avec Jeantimir, il n'y a pas l'once d'une agression. Juste un cri d'enfant souriant.

(Annonce-presse publiée pour le Salon ArtNim 2011, septembre 2011)

Oeuvres de Jeantimir :
  • collections privées (USA, France)
  • collections publiques dans les musées d'art brut français de La Fabuloserie et La Halle St. Pierre
  • plus de 100 ventes publiques réalisées (Artprice)        

mardi 18 septembre 2012

Jeantimir Kchaoudoff : bio express

De la perte à la reconnaissance


Jeantimir Kchaoudoff (droits photo : salon-artshopping.com)



Comme l'ensemble de son oeuvre, la vie de Jeantimir est (sur)prenante, aventureuse voire surréaliste. Celle d'un homme qui semble traverser le temps...d'un roman.

Jeantimir Kchaoudoff est né en 1941, d'un père caucasien et d'un mère alsacienne. Enfant, la vie lui dispense son lots de malheurs. A 8 ans avec la perte de son père, mort à 52 ans; Plus tard placé dans un orphelinat car sa mère est atteinte de tuberculose. « Lâché » à 13 ans dans le quartier animé du Faubourg St Antoine, celui qui se définit comme « titi parisien », hume plus l'atmosphère parisienne qu'il n'aime son nouveau métier de menuisier. De cette époque, datent ses premiers dessins, cachés encore dans un cœur d'enfant. Le retour à la réalité est plutôt violent lorsqu'il débarque à Tizi Ouzou durant les évènements algériens. Cela parachèvera son service militaire dans une torpeur psychologique, enfouie encore dans le non-dit. (Tout comme d'autres épisodes perturbés). De retour à Paris, Jeantimir multiplie les petits boulots et se rapproche des métiers artistiques (peinture sur toile cirée, transport d'antiquités). Puis la rencontre déterminante de Marceau Rivère, éminence des arts premiers africains. Ce dernier lui ouvrira les portes des galeries parisiennes et lui permettra d'être artiste... à temps plein depuis seulement 15 ans. Et de quelle manière ! Songez que ses oeuvres ont déjà plusieurs fois traversé l'atlantique, sont entrées plusieurs hauts lieux de l'art brut et sont très prisées des salles de Drouot.

Inespérée, inattendue, la vie a fait de Jeantimir un être fantasque par souci d'esquive.

Jeantimir vit et travaille à Nogent-le-Rotrou (28). 
 - galerie artémise
 - galerie Artop 

Benoît Courcelles, septembre 2011.